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Le ciel profond en film argentique




Quelques mots des instruments qui les ont produites

Janvier 2010

Par René Durussel

Dès les années 50, l’astronomie d’amateurs à connu un essor sans précédent. La publication, en 1951, de l’ouvrage de Jean Texereau : La construction du télescope d’amateurs à suscité d’innombrables vocations d’opticiens et de constructeurs.
D’autres ouvrages pionniers ont repoussé plus loin les limites du possible : notamment, dès 1935, les trois volumes de Amateur Telescope Making parus aux USA.

Le "nec plus ultra" de la photo astronomique à l’ère du film argentique, ce fut la "chambre de Schmidt". Composée d’un miroir sphérique et d’une lame de correction asphérique, elle offrait un véritable défi aux opticiens amateurs. Récompense : des images parfaites sur un champ étendu.

Télescope Houghton-Lurie

Taille du miroir sphérique pour
la chambre de Schmidt de 123/212.

Schéma chambre de Schmidt

La chambre de Schmidt.
Le miroir est plus grand que la lame, afin d'obtenir une image sans vignetage.

J’ai construit successivement, outre de classiques télescopes de Newton, deux chambres de Schmidt. La première, d’une ouverture de 123 mm pour une focale de 210 mm, est ouverte à 1,7 . Sa grande sœur, dont l’ouverture est de 220 mm pour une focale de 600 mm, a une ouverture plus "classique" de 2.7.
Les particularités techniques des chambres de Schmidt d’amateur (surface réceptrice courbe dans l’axe du tube) les rendent inutilisables pour la photographie numérique. Mais la formule a encouragé la recherche de nombreux dérivés. Deux instruments catadioptriques de performances comparables, des chambres de Houghton-Lurie, continuent à nous rendre d’excellents services.


Télescope Houghton-Lurie

Le télescope de Houghton-Lurie
200/900.

Schéma télescope Houghton-Lurie

Le télescope de Houghton-Lurie.
Son schéma rapelle celui du Newton.

La plupart des images ont été prises à Chandolin, à une altitude de 1925 mètres, sur une équatoriale à berceau qu’on peut charger de tubes optiques très variés.

Un mot sur les films utilisés. Le meilleur récepteur noir-blanc était un film graphique, le TP 2415 ou 4415 (plan-film), dont on augmentait la sensibilité par hypersensibilisation : il baignait pendant plusieurs heures dans un mélange d’hydrogène et d’azote à 60°. Les poses avec un instrument très ouvert ne dépassaient pas 10 à 12 minutes. Ce film n’existe plus.

Nos instruments nous ont aussi fourni des images du ciel en couleurs. Mais pour la photographie du ciel profond, les capteurs numériques ont fait mieux que le film.

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Mise à jour : 13.02.2010.